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La fracturation hydraulique ou hydrofracturation consiste à envoyer un mélange liquide à haute pression dans un puit afin de casser la roche et permettre l'extraction du gaz qui s'y trouve emprisonné. Le liquide injecté est normalement un mélange de plusieurs substances et contient des produits chimiques, certains d'entre eux nocifs pour la santé.( Voir notamment la liste partielle des produits chimiques utilisés pour l'hydrofracturation aux États-Unis )
L'industrie gazière a toujours soutenu que, puisque les poches gazières exploitées se trouvent bien en dessous de la nappe phréatique et que les deux zones sont séparées par des formations rocheuses imperméables, les risques de contamination sont très faible.
Jusqu'à présent, aucune étude détaillée sur les conséquence des activités de forage (par opposition à la gestion des déchets et la consommation d'eau pour l'hydrofracturation) pour l'exploitation du gaz de schiste n'avait été réalisée.
Le 8 décembre, l'Environmental Protection Agency (EPA) Américaine rendait publique une première version d'un rapport examinant la possiblité de contamination de la nappe phréatique par des activités d'hydrofracturation dans l'état du Wyoming. Les conclusions préliminaires du rapport sont que les activités d'hydrofracturation seraient la cause probable de la contamination de la nappe phréatique. Selon l'EPA, l'eau souterraine aurait été contaminée et par les fluide utilisés pour le forage et par le gaz extrait.
Il est à noter que le site étudié (Pavillon, au Wyoming) possède une géologie particulière, notamment absent de formation continue de roche imperméable (ou barrière) entre les zones d'hydrofracturation et l'aquifère.* À l'inverse la géologie des sites Québécois riches en gaz de schiste possèderaient cette "barrière" rocheuse. Le rapport de l'EPA est toute de même pertinent puisque celui-ci conclut que la contamination de l'aquifère serait le résultat de la libération de produits issus de l'hydrofracturation à une profondeur moins importante que celle des zones de production.
"..the explanation best fitting the data for the deep monitoring wells is that constituents associated with hydraulic fracturing have been released into the Wind River drinking water aquifer at depths above the current production zone."
Selon l'EPA, les bassins servant au storage des liquides usés seraient aussi en cause dans la contamination de l'eau au site de Pavillon. Le rapport révèle aussi des irrégularités sur les sites de forage, notamment quant aux manteaux de béton servant de cellant aux puits.
*Cette information assez surprenante a été révèlée pour la première fois lors de la publication du rapport de l'EPA.